Six auteurs de la collection « Ceux qui ont dit non » ont participé à une résidence collective exceptionnelle à Saint-Paul-Trois-Châteaux, de mars à mai 2011. À cette occasion, ils ont chacun écrit une nouvelle sur le thème de l'individualisme :
• Pour devenir chef de caisse du supermarché où elle travaille, Yasmina a su être obéissante, en fermant les yeux sur les injustices commises par son patron. Un jour, une de ses anciennes collègues se suicide.
• Un reporter cynique se rend en Érythrée où il doit trouver un sujet à sensations. La misère, les bébés au gros ventre, c'est l'Afrique, il connaît par coeur. Mais cette fois-ci, c'est différent.
• En l'an 3001, un père raconte à son enfant pourquoi et comment on a décidé, quelques siècles auparavant, de faire disparaître la souffrance en éliminant toute attache entre les hommes et les femmes, les parents et les enfants...
• Un résistant pendant la Seconde Guerre mondiale a pour mission d'éditer et d'imprimer un recueil de poèmes qui célèbrent la liberté...
• Dans un bus, le narrateur assiste à une scène de racisme quotidien : le conducteur agresse verbalement un homme noir. Pourtant, ni la victime ni les autres passagers ne bronchent.
• En vacances à l'autre bout du monde, une ado en crise ne se sent pas assez aimée par sa famille. Quand survient un tremblement de terre...
Un recueil de nouvelles littéraires militantes pour dire non au « chacun pour soi » et souligner les richesses des rapports entre les hommes.
Né en 1961 dans le Jura, Bruno Doucey est poète, romancier, essayiste et éditeur (il a dirigé les éditions Seghers pendant sept ans). Son recueil Poèmes au secret a été couronné par la bourse Poncetton de la Société des Gens de Lettres en 2008. Il a notamment été le maître d'œuvre d'un ouvrage à caractère encyclopédique paru dans la collection Bouquins : Le livre des Déserts. Longtemps enseignant de littérature, son œuvre compte aussi de nombreuses analyses critiques, des ouvrages pédagogiques et des anthologies. Il a publié un recueil de nouvelles La Cité de sable, où l'on retrouve son goût pour le désert, son lyrisme et sa révolte face à l'âpreté du monde. Vient de paraître un petit livre pour les enfants sur Théodore Monod aux éditions A dos d'âne.
Née en 1964 au Chili, Maria Poblete est journaliste. Elle est arrivée en France à l’âge de neuf ans, peu après le coup d’Etat du Général Pinochet, et en garde une incandescente révolte intérieure. Après de nombreuses collaborations à des radios nationales françaises (France Info, Radio France Internationale, Europe n° 1) pour lesquelles elle a couvert l’actualité latino-américaine, elle s’est spécialisée dans les sujets de société. Elle travaille pour des magazines grand public (Biba, Marianne, Psychologie magazine) ainsi que pour des publications spécialisées dans l’enfance et la famille (du groupe Bayard Presse). Elle sait mieux que personne écouter et restituer la parole des gens qu’elle rencontre.
Né en 1959 au Tchad, Nimrod est poète, romancier, essayiste et animateur de revue (dont la dernière, Agotem, qu'il codirige avec François Boddaert, Gaston-Paul Effa aux éditions Obsidiane). Il est philosophe de formation. Le poète Léopold Sédar Senghor est l'un des écrivains négro-africains dont il se sent le plus proche. Nimrod a reçu le prix de la Vocation, le prix Louis Labé et la Bourse Thyde Monniere et de la Société des Gens de Lettres. Il a enseigné en qualité de professeur visiteur à l'université du Michigan (Ann Arbor) à l'automne 2006.
Il est l'auteur de plusieurs romans publiés chez Actes Sud.