La dernière course

La dernière course

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Pascal VATINEL
Jeanne DETALLANTE (Illustrateur)
La dernière course
Dès 12 ans


Un roman d’aventures haletant, inspiré de faits historiques réels.

 

Hiver 1900. Le trappeur québécois Jacques Larivière atteint les terres gelées de l’Alaska après une incroyable traversée de la taïga en traîneau tiré par des chiens. La folie de l’or a contaminé ce nouvel eldorado. Après avoir tenté sa chance dans la prospection, Jacques se marie avec Kate et le couple s’installe dans un chalet avec leur fille Elisabeth. Le trappeur retourne au commerce des fourrures alors que sa passion pour les chiens de trait ne l’a pas quitté. Il va enseigner à Elisabeth tout son savoir de musher (conducteur d’attelage). Celle-ci participe bientôt à des courses de traîneau et la renommée de ses chiens grandit vite dans ces territoires reculés. Dans ces années-là, les Larivière font aussi une rencontre décisive avec le Français René Dampierre, un militaire de carrière bourlingueur. Quand la guerre éclate sur le vieux continent, le jeune officier y retourne accomplir son devoir. Lui vient alors l’idée extravagante d’approvisionner par traîneaux les avant-postes du front des Vosges… grâce à ces chiens puissants et endurants qu’il a pu approcher dans le Grand Nord. Ce sont donc plus de 400 bêtes qui prennent le large en direction des côtes françaises, accompagnés de mushers expérimentés... et de la jeune Elisabeth déguisée en homme !
De nouvelles expériences, rencontres fortes et confrontations avec le danger attendent la jeune fille.

 

 

INTERVIEW PASCAL VATINEL

 

La Dernière Course dévoile une facette encore méconnue de la Première Guerre mondiale. Comment avez-vous découvert l’incroyable aventure de ces chiens de traîneau ?

Grâce à Arte, qui a diffusé en 2012 le documentaire intitulé Nom de code : Poilus d’Alaska, de D. Duhand, M. Pitiot et M. Jampolsky. J’ai été tout de suite emballé par l’aventure incroyable des deux officiers Moufflet et Haas. Au-delà  du formidable travail de recherche accompli par les auteurs de ce documentaire, je trouvais que cette aventure méritait d’être approfondie et développée dans un récit, notamment les passages concernant la vie en ce début de XXe siècle en Alaska, ainsi que les missions de ces chiens sur le front pendant la guerre. Cette histoire m’a littéralement obsédé et j’ai décidé de faire des recherches de mon côté. J’ai passé des journées à scruter les archives militaires au Château de Vincennes, à potasser les livres sur les chiens de traîneau, à surfer sur Internet pour étudier les sites dédiés à la Grande Guerre, à l’Alaska, ainsi qu’à cette période de l’histoire, si riche en bouleversements économiques et sociaux. J’aime écrire des récits d’aventure, et là, j’avais un très bon sujet. Il ne me restait plus qu’à imaginer de beaux personnages, développer leur personnalité, ajouter encore du suspense et obtenir le rythme et le découpage que j’espérais. Au cours de mon travail, j’ai découvert que peu de gens connaissaient cet épisode pourtant authentique de la guerre 14-18, y compris parmi les historiens que j’ai interrogés ou les Vosgiens rencontrés sur les lieux même où se sont déroulés ces événements. L’écriture de La Dernière Course aura été un vrai bonheur que je voulais partager avec les lecteurs.

 

Vos premières publications dans la collection “Aventure Ado” (Le Tigre de Baiming et L’Émeraude sacrée de Shwedagon) s’intéressaient de près au continent asiatique. Qu’est-ce qui cette fois vous a attiré dans ces territoires durs et sauvages du Grand Nord ?

Le principal point commun entre ces trois ouvrages est un regard sur notre cohabitation avec les autres espèces animales de la planète. Le massacre des tigres en Asie, la mise en esclavage des éléphants en Birmanie, l’utilisation des animaux à des fins militaires (vue sous un angle plutôt positif dans La Dernière Course, mais bien plus horrible dans la majorité des autres cas)… En outre, ce qui m’importe, c’est de réaliser des romans d’aventure. J’ai eu la chance de beaucoup voyager dans ma vie et de continuer chaque fois que possible, sur un peu tous les continents. Je ne suis pas allé en Alaska, mais j’ai pas mal bourlingué au Canada et je suis même allé au-delà du Cercle Arctique. Je crois avoir la chance de me sentir à l’aise un peu partout, et ces voyages contribuent beaucoup à nourrir mon écriture. Peut-être que ma prochaine aventure sera australienne, un pays que ma femme et moi aimons passionnément et où la faune et les paysages sont extraordinaires.

 

 

 

A télécharger : fiche pédagogique "La dernière course".

 

A lire, la suite de la Dernière course :

 


"Elisabeth avait senti la peur s'accrocher à son ventre : celle que ses chiens puissent être blessés ou tués au cours d'une des missions qui leur étaient confiées. Car, dans ce secteur, aucune route, aucune piste, aucun abri n'était sûr. Il aurait été impossible de compter le nombre d'obus qui s'abattaient chaque jour. Des milliers. Certains trajets passaient très près des lignes ennemies. Le danger était partout, venant de la terre comme du ciel."

2014 : Prix 12/17 de la Foire du Livre de Brive

Conférencier spécialiste de la Chine, lauréat 2013 de la mission Stendhal de l’Institut français, Pascal Vatinel est l’auteur de plusieurs thrillers aux éditions du Rouergue et Actes Sud (collection “Actes noirs” et “Babel noir”). Pour la jeunesse, il a publié chez Actes Sud Junior Le Tigre de Baiming, dans la collection “Aventure Ado”, qui a obtenu le prix NRP Littérature jeunesse 2012,  L’Emeraude sacrée de Shwedagon, La Dernière course (Prix 12-17 de la Foire du Livre de Brive) et "Mush !" L'incroyable odyssée. Il est également l’auteur de la série “Fleur de Printemps” : Bao et le dragon de jade (prix des Incorruptibles 2012), Li, le jeune archer du roi de Chine, Zhang, le peintre magicien, Les fils du ciel,  Aïko, la jeune fille à l'éventail et Le trésor des pandas géants.



http://www.pascalvatinel.fr


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Née à Paris en 1978, elle part vivre aux Etats Unis en 2003.
Jeanne Detallante a développé un style très personnel, à la fois éblouissant et caricatural, identifiable instantanément. Elle crée des univers fantastiques, perturbants et fascinants en explorant les archétypes des mythes classiques, des contes de fées et du "Glamour". Ses sujets sont parfois de décadentes vamps hyperréalistes, parfois des figures surréalistes sans âge. Reconnaissables par la répression de leur désespoir et la luminosité de leur couleurs elles soulignent la sensualité de la vie de tous les jours.
Elle a collabore avec Vogue, Commons&Sense, The New Yorker, the New York Times, Vanity Fair, XXI ou Sisheido, Carven et plus recement avec Prada et Miu Miu.

Chez Actes Sud Junior, elle illustre les couvertures de la collection “Aventure Ado” et a mis en images le Cabinet de curiosités (texte de Camille Gautier) récompensé à la Foire de Bologne 2015 (mention catégorie Non fiction) et Paloma et le vaste monde (texte de Véronique Ovaldé).



http://www.jeannedetallante.com


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